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QUEBEC
REPORT: L’avenir des forêts au Québec se dessine
par Audrey Harvey, Responsable des communications, AETSQ
Certains se souviendront qu’à la fin 2006, on annonçait la tenue d’un sommet sur l’avenir des forêts au Québec. Le tout devait se dérouler au printemps dernier. Il y a eu consensus au sein des participants pour le reporter à l’automne. La raison en était bien simple : le délai était trop court pour faire une réflexion approfondie et déterminer les nouveaux cadres de la foresterie au Québec. Car c’est bien l’objectif ambitieux du Sommet sur l’avenir du secteur forestier québécois.
Le Sommet est plus que jamais au cœur des priorités des forestiers du Québec. Reporter l’événement a bien sûr amené son lot d’incertitudes. Certains en étaient venus à croire que l’événement n’aurait jamais lieu. D’autant plus que le président du Sommet, monsieur Denis Brière, a été élu recteur de l’Université Laval entre-temps. Il a d’ailleurs décidé de conserver son poste à la barre du Sommet. Mais les avantages ont été nettement plus considérables.
D’abord, cela a permis de revoir notre méthode de fonctionnement. Déjà, lors des travaux à la Forêt Montmorency, certaines idées avaient fait consensus. D’autres en étaient bien loin. C’est pourquoi il a été décidé d’identifier les thèmes ayant le plus besoin d’être approfondis et de les transformer en chantier de travail. Ils sont au nombre de six : la gestion par objectifs, l’intensification de l’aménagement forestier, l’innovation, la consolidation de l’industrie, la gestion intégrée des ressources et les aires protégées.
Bien que plusieurs étaient sceptiques vis-à-vis du sérieux de la démarche, l’avancement des travaux sur les chantiers en a convaincu plus d’un. En effet, depuis le milieu de l’été, les participants de ces chantiers ont eu le mandat de revoir le régime forestier sous toutes ses coutures. Le ministre Claude Béchard avait déjà invité les intervenants du secteur à refaire le régime comme s’il n’avait jamais été inventé. Le message a été
entendu.
Le 13 septembre, les six chantiers de travail étaient réunis afin de faire le point sur les travaux effectués jusqu’à maintenant. Le constat est surprenant. En effet, on a pu voir que chacun a su mettre l’intérêt de la forêt québécoise avant ses intérêts corporatifs, ce qui a pour effet de donner des pistes de travail tout à fait intéressantes.
Reporter le Sommet a également été bénéfique parce que cela a permis d’instaurer un meilleur dialogue entre les différents groupes. Sinon, le temps aurait manqué et tous les efforts auraient été vains. À titre d’exemple, les médias mettent souvent l’accent sur les relations tendues entre le monde environnemental et les forestiers. Mais aux tables de discussion, c’est tout le contraire. Il y a une nette volonté de s’entendre et d’avancer ensemble dans la nouvelle façon de faire la foresterie. Les échanges sont des plus stimulants et les résultats qui pourraient en découler sont très prometteurs.
Pour les prochains mois, les chantiers continueront de se réunir. L’objectif ultime est de dégager des consensus au sein des chantiers. Ces consensus seront présentés publiquement lors de la tenue du Sommet du 10 au 12 décembre prochain à Québec. Des idées resteront probablement à être débattues. Le Sommet sera l’endroit idéal pour le faire. Les chantiers identifieront par la suite un plan de travail pour la mise en place des idées qui auront été retenues.
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